mercredi 22 mai 2013

Le Couteur à Alger

Parce qu'en ce moment, avec les étudiants de deuxième année Design du Mans, nous travaillons sur la barre "Le Couteur", je vous propose, (je leur propose...) de regarder une autre construction de cet architecte moderniste.
La Cathédrale d'Alger :



Cette très belle carte postale en couleur au ciel bleu comme il se doit nous vient donc d'Alger et nous propose un beau point de vue, très proche et resserré sur la Cathédrale dessinée par Jean Le Couteur et Paul Herbé. Depuis cette image, nous pouvons sans difficulté admirer le jeu subtil et complexe des courbes et contre-courbes de cet étonnant bâtiment qui est une ode au béton. La carte postale sans nom d'éditeur fut expédiée en 1974.
On trouve dans la revue Architecture d'Aujourd'hui n° 99 un article qui met en valeur cette construction sur quatre pages ! Je n'aurai donc rien à ajouter. Il faut dire que la complexité constructive est réelle et utile et que, au-delà d'une sorte de chef-d'œuvre technique, il s'agit bien d'une vraie sculpture habitée par une fonction. On notera la présence de René Sarger comme ingénieur.
Les photographies savent magnifier cette Cathédrale et celle du coffrage des piliers est digne d'une photographie de Rodtchenko !



























mardi 21 mai 2013

Le Corbusier, la passion des cartes

En ce moment a lieu au CIVA de Bruxelles une exposition passionnante en deux volets sur les rapports entre la photographie et l'œuvre de Le Corbusier.
Il me fallait y faire un tour d'autant plus qu'une exposition dans l'exposition est consacrée à la collection de cartes postales de l'architecte...
Luis Burriel Bielza est un inventeur comme on dit souvent pour les trésors. Il a mis à la lumière du jour ce fonds d'archives de la Fondation Le Corbusier et il a décidé d'en tirer un parti fort intéressant du point de vue de l'analyse entre image, représentation et œuvre.
Il y a là un travail remarquable permettant en effet de comprendre les jeux de correspondances, d'écarts, et de kaléidoscope mental de Le Corbusier vis-à-vis d'un matériau populaire, d'un média qui connut une expansion contemporaine de la vie de l'architecte.
Les cartes postales apparaissent tour à tour comme document photographique se mettant en lieu et place de photographies qu'aurait pu prendre l'architecte, révélant parfois des points de vue spécieux, servant de base à des dessins futurs, ou même servant en quelque sorte de carnets de notes imagés.
Les corrélations ainsi établies par Luis Burriel Bielza entre les carnets de voyages si célèbres de l'architecte et ses cartes postales sont bien sidérantes. L'analyse de ces rapprochements, des réminiscences de modèles dans l'œuvre construite ou écrite de l'architecte est parfaite et l'auteur nous emmène dans son enquête avec beaucoup de lucidité. Il est évident qu'il tient là un filon inédit.
Pourtant...
Alors même que cette exposition a lieu dans le cadre d'une autre qui situe le rapport de le Corbusier à l'image photographique, il semble que la carte postale soit trop peu analysée pour elle-même en tant qu'objet photographique possédant à son tour un auteur, un éditeur et un photographe. Elle sert un peu d'écran de projection à la relation de Le Corbusier aux images ne mettant pas en question la fabrique du cliché du lieu ou son rapport à l'histoire du pittoresque, à l'invention par l'image de ce qu'il faut voir. Pourtant le dernier chapitre du catalogue permet bien de comprendre l'exigence formelle et éditrice de l'architecte pour les images produites de son œuvre. Ce désir de maîtrise ne semble pas être passé sur les images des architectures et des lieux n'appartenant pas à Le Corbusier comme si, finalement, ce dernier comme un touriste prenait les cartes postales (et leur représentation) comme formes définitives de ce qu'il faut voir d'un lieu.
Et c'est bien aussi ce qui est beau. Le Corbuiser en se laissant prendre en quelque sorte par la profusion magique des cartes postales, leur infini possible d'un lieu et leur capacité à montrer même le très resserré champ d'un réel minuscule ou folklorique dit très bien la qualité très grande de ce média qui n'est pas populaire parce qu'il est pauvre mais parce qu'il est riche d'une attention objective, onirique, folklorique et même graveleuse...
Pourquoi faire comme s'il n'existait qu'un seul type de carte postale ? Car voir les seins dénudés dans un orientalisme de bazar des femmes d'Alger n'a pas grand chose à voir avec le mur effondré du Forum de Rome même si cela est imprimé sur un carton de 10 par 15.
Comment oublier également que Lucien Hervé présent dans l'exposition fut également un photographe de cartes postales pour Ronchamp ? Comment ne jamais nommer les photographes des cartes postales des éditeurs et ne rien analyser de leur influence ou de leur formation ? Charles Bueb est à nouveau ignoré. Croire que seuls l'acceptation ou le refus de Le Corbusier d'une photographie pour une édition en carte postale ne peut pas suffire à analyser la naissance du modèle que deviendra son œuvre. Il fut, comme le séchoir à café représenté dans sa collection, lui aussi dirigé par des points de vue non-maîtrisés. Et tout tient dans cette liberté géniale et infinie des cartes postales.
Comme d'autres architectes, Le Corbusier a aimé les images d'architectures au moins autant que les architectures. Et sa difficulté à en être son propre photographe a produit chez lui une forme sans doute d'irritation. Car la mécanique de la peinture qu'il a pourtant défendue avec Ozenfant semble ne pas pouvoir rencontrer la mécanique de la photographie.
Il y a donc bien une grandeur cultivée du photographe de cartes postales que Le Corbusier n'aurait pas réussi à atteindre. Une innocence humble mais belle qu'il a su aimer, collecter plus que collectionner, organiser et surtout piller. C'est sa force.
J'oserai une petite critique sur la scénographie de l'exposition qui ne rend pas hommage, je trouve, à la grande pertinence du travail de Luis Burriel Bielza. C'est par trop confus, les cartes postales sont brouillées par un plexiglass d'une qualité épouvantable. On passera sur les écrans de télévision qui soit allongent les cartes soit les compressent...
Le catalogue lui ne souffre d'aucun défaut éditorial et d'analyse. C'est un très beau livre, un beau point de vue, une mine sérieuse et aboutie.
Bref... un très beau et passionnant travail. Merci.

Le Corbusier
La passion des cartes.
Luis Burriel Bielza
éditions Mardaga
isbn : 978-2-8047-0169-7

L'exposition à lieu jusqu'au 6 octobre 2013 au CIVA de Bruxelles. Précipitez-vous !
Vous pouvez aussi revoir le chapitre sur Le Corbusier sur le volume 1 de ce blog.

quelques images de l'exposition :

















mercredi 15 mai 2013

Amitiés franco-soviétiques

Je vais mettre dans un même article deux architectures qui, si on en croit les rapprochements formels un peu rapides, pourraient se ressembler.





La première carte postale est située en France, à Nanterre exactement. Il s'agit du collectif de la S. N. C. F . très impressionnant pas son jeu superbe d'alternances en façade et surtout aussi par l'articulation finale du cylindre en pavés de verre de l'escalier. Grandes ouvertures, Balcons profonds (coursives ?) marquage des niveaux fabriquent une architecture bien moderne pour l'époque.
Mais quelle époque au fait ?
1932 ! Si l'on en croit cette page très pratique qui nous donne aussi le nom de l'architecte Henri Pacon qui ne nous est pas inconnu. On apprend en plus que cet immeuble est inscrit à l'inventaire du Patrimoine. On doit notamment à Henri Pacon la gare du Havre que nous avions vue ici. Il faudra sans doute envisager un article sur Henri Pacon qui semble un architecte très prolifique. On retrouve bien l'ensemble sur Google et la sensation spatiale est... très différente !
Mais quittons donc la France pour l' U. R . S . S. et pour Moscou plus particulièrement.
Les cartes postales des constructions soviétiques de cette période sont assez rares, il faut bien l'avouer. De plus, ici, l'alphabet et la langue ne nous permettent pas une identification très aisée et je tente avec des traducteurs de trouver de quoi il s'agit.
Trop peu efficaces, malgré les conseils affûtés de Rose... Cherchons par l'image.
Et voici la réponse... Merci Internet ! Il s'agit de l'Institut textile !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_collective_de_l'Institut_textile
Pourtant le seul mot qu'avait réussi à me traduire la machine était le mot... cuir... On pourrait imaginer un truc du genre : Institut national de l'habillement textile et de cuir ?
Une vraie rareté donc que cette carte postale dont je vous donne également le verso.



Les amateurs d'architectures constructivistes iront revoir aussi cet article.
On notera que l'édition de cette carte postale est faite sur un papier très pauvre et qu'elle ne fut pas écrite ni expédiée.

De nos jours...






mardi 14 mai 2013

Moch : point de vue sur la Grande Motte

Il est déjà très rare de trouver des cartes postales de la Grande Motte en noir et blanc mais il est encore plus rare de trouver ce type de point de vue :



Cette carte postale incroyable par la situation de son photographe est bien une exception.
L'éditeur Publisa (?) nous annonce que nous sommes sur l'immeuble le Grand Pavois et que nous regardons le port. Le cadrage effectué par Moch (?) le photographe met en avant les jeux formels et géométriques des découpes du béton sur la façade de cet immeuble, l'un des plus emblématiques de la Grande Motte. On devine au travers du garde-corps une ville encore en chantier, et ce qui se trouve sur le sol du balcon pourrait bien être aussi des traces d'un chantier de peinture ! On devine la jardinière à gauche et celle du voisin du dessus nous surplombe. C'est une bien belle image qui rappelle un peu celles de Mr Meauxsoone vues ici.
Mais pourquoi ce cliché si particulier ?
Le nom de l'éditeur Publisa nous fait penser à un nom de promotion immobilière, de publicité un peu comme Publicis. S'agirait-il d'une carte publicitaire pour l'achat des appartements ? C'est bien possible. Malheureusement la carte n'est pas écrite, n'est pas datée. Si Mr Moch pouvait nous éclairer...
Nous retrouverons le Grand Pavois sur cette carte plus... habituelle de la Grande Motte :



En effet, il apparaît dans le registre supérieur de l'image dans la nuit bleue qui arrive. La carte postale est datée de 1976, l'été infernal !
J'aime toujours autant les feux des autos qui forment des lignes de couleurs nous donnant la mesure du temps de pose.
Il s'agit d'une carte postale de la Société éditions de France.

lundi 13 mai 2013

Demur, Laffaille : nominalisme architectural.

Saint Nazaire est une ville qui me semble bien attrayante mais que je ne connais pas.
Pourtant au fil des entrées dans la collection, on voit se dessiner un territoire riche en architectures du XXème siècle qu'il nous faudra aller voir.
En voici un nouvel exemple avec l'église Sainte-Anne que nous allons regarder au travers des éditions Philippe Baudry qui font le choix d'un noir et blanc parfaitement édité.
Depuis ce point de vue, on pourrait dire que nous avons là une église bien marquée, typique même de la production de l'époque jouant d'un classicisme tempéré relevé d'une petite pointe moderne discrète mais qui fait fonctionner le lieu dans son temps.
C'est à la fois totalement renouvelé et totalement reconnu. Cela ne met pas vraiment encore en jeu les changements de Vatican 2 mais supporte par une radicalité formelle et surtout une parfaite maîtrise des matériaux, l'esprit des Trente Glorieuses.
L'architecte est nommé au dos des cartes postales : H. Demur qui porte bien son nom.
Mais ce lien vers la Cité de l'Architecture nous informe que l'ensemble fut aussi corrigé par Bernard Laffaille que nous connaissons bien ici pour son travail essentiel à Royan. On pourra s'amuser qu'un ingénieur ainsi nommé et un architecte ainsi nommé aient pu construire une église aussi solide !
L'église date de 1955, 1957.
On ira la voir un jour.
Bonne visite !



Si on regarde bien, on aperçoit la mosaïque de l'entrée dont le dessin des personnages n'est pas sans évoquer le dessin du Modulor.



Rigueur, franchise, lumière maîtrisée et sens de l'espace, le béton en majesté :



Admirons les luminaires en grand nombre qui éclairent l'autel brutal et franc comme une pierre trouvée. On doit ce beau dessin au sculpteur Maxime Adam Texier :



Ce baptistère et son espace sont d'une grande qualité. On pense à Brancusi, on pense aussi au Japon. Là aussi la simplicité apparente est en fait une belle mise en avant de la fonction. Une discrétion d'une grande sobriété et donc d'une grande solennité. C'est toujours Maxime Adam Texier qui dessine ce baptistère.



mercredi 8 mai 2013

Les visionnaires et les autres


 Je reçois à l'instant une carte postale qui annonce quelque chose d'important :



Julien Donada nous informe donc de la sortie de son film sur les visionnaires de l'architecture, ceux que nous aimons tant ici. Le film porte le titre " Les visionnaires, une autre histoire de l'architecture "
Vous trouverez au verso toutes les informations sur ce film.



On connaît bien sur ce blog Julien Donada qui nous a déjà régalé de films et de livres sur Pascal Haüsermann, Claude Parent ou encore la Grande Motte de Jean Balladur. Son œil est poétique, construit solidement et surtout, ceux qu'il aime, il ne se contente pas de les évoquer dans des fantômes formels et vides, mais il les rencontre. Avec le travail de Julien Donada, tout tient dans ce dernier verbe : il rencontre.
Et que ce soient les constructions que sa caméra arpente ou les architectes qu'il fait parler, c'est toujours d'une grande évidence, d'une proximité amoureuse et d'un désir de faire comprendre. J'aurais pu dire "pédagogique" mais je crois que malheureusement ce mot n'est pas à la mode...
Donc dès que vous aurez l'occasion, l'opportunité de voir ce dernier film ou les autres soyez assurés que vous passerez un beau moment.
On ne s'étonnera donc pas que le choix se porte sur cette image de Haus-Rucker-Co.
Car l'œil comme outil de perception et aussi comme lieu même de l'espace (au sens de camera : chambre) est bien aussi sa manière de recevoir l'architecture. L'œil est un idéal ; cette forme fermée seulement percée d'un oculus dans lequel passe violemment la lumière est un bunker. Ce bunker ici perturbé par des appareillages Pop et similaires à des effets psychotiques de drogues non ingérées doit se remettre en question. Perturber l'œil aurait la qualité de perturber notre conscience du monde, de remettre en cause son objectivité comme s'il fallait démontrer qu'il nous leurrait.
Et comme le dit superbement Dominique Rouillard dans le très beau Superarchitecture, le futur de l'architecture 1950-1970 : " L'œil, l'ouïe, le nez : la perception seule compte, et devient totale simulation ; on ne regarde plus on reçoit des images."
On peut dire que Julien Donada dans son travail fait bien exactement le contraire : il regarde et nous donne à regarder. C'est bien dans cette attention au monde qu'il explore que se constitue en quelque sorte son registre.
Mais, par esprit de contradiction et aussi par jeu avec vous, je voudrais d'une manière qui pourrait bien être un rien cynique vous offrir cela :



Car pendant les errements joyeux et sans doute politiques de nombreux de ces architectes visionnaires, il y en avait d'autres qui étendaient la nappe sèche et plastifiée d'un monde insupportable et laid. Des milliers de mètres carrés couverts de tôles et de bitumes. Des nœuds commerciaux chantés par la publicité comme des lieux de bonheur ont couvert et couvrent encore nos espaces. Ils n'ont rien des implacables et magnifiques tables de Superstudio, rien de la poésie du groupe SITE, rien de l'enchantement mystérieux de la Fonction Oblique de Monsieur Parent. Ils sont le résultat géant d'un épouvantable déni d'architecture. Ils ne sont pas des temples de la consommation. Ils sont la preuve de la trivialité soudaine d'un monde riche dont je partage pourtant les espaces.
Je gare aussi parfois ma voiture, je prends aussi ce Caddie, petite cage de métal qui recevra mes utilités et mes désirs, je traverse les rayons pensés par des petits Princes de la communication, et je lâche en sortant une partie de mes heures.
Comme tout le monde. Et comme sans doute Haus-Rucker-Co qui devait bien aussi y faire aussi ses courses !
Et cette carte postale promotionnelle du Géant Casino de Marseille raconte cette relation. Elle dit la nouveauté de ces espaces dans le paysage, elle dit le plaisir consenti à les arpenter, elle dit la difficulté du photographe à faire verdir le lieu. Regardez comme la ligne de la construction nie le paysage, le barre au sens premier du terme. Regardez comme les autos viennent fabriquer l'espace.
Pourquoi n'avons-nous pas trouvé cela insupportable ?
Parce que nous y avons trouvé notre plaisir.
C'est notre seule vision et les filtres placés devant nos yeux par notre monde sont bien plus puissants que ceux de Haus-Rucker-co. Ils sont acceptés, aimés, désirés. Ils sont en quelque sorte (oui) une cosa mentale.
Je m'autorise pour finir sur une belle note à vous donner deux images tirées de l'ouvrage de Dominique Rouillard et je vous redis l'intérêt de lire ce très palpitant ouvrage.

Superarchitecture
le futur de l'architecture 1950-1970
Dominique Rouillard
éditions de la Villette, SC, 2004
isbn : 2-903539-68-5 1





lundi 6 mai 2013

Ambitieux Ambérieu

Je m'amuse toujours autant !
Je découvre toujours autant.
Je ne crois pas inventer.
Je laisse cette illusion à d'autres.
Ou, si j'invente c'est au sens juridique de l'inventeur de trésor... Devrais-je réclamer ma part ?
Alors, je vous donne ça, c'est cadeau :



Incroyable non ?
Et je crois bien que c'est de l'architecture et de la bonne !
La carte postale Combier est bien précise devant cette chose étonnante et, euh... invraisemblable. On peut donc lire :
Grill-Avia, Avion Restaurant.
Carrefour Ambérieu-en-Bugey

Avion S.O Bretagne 30 P
deux moteurs Pratt et W.R 2.800
H.P 4.800 - 36 cylindres
performance : vitesse maximum 477 km. h
Caractéristique après remontage et modifications de Monsieur Robert Dumont : envergure : 37 m, longueur : 19 m, hauteur : 4m 92, poids à vide : 45 tonnes 835, poids en charge : 67 tonnes 200.
places assises : 110
Avion ayant servi au transport de Présidents et de Ministres.

Quelle autre architecture connaissez-vous avec une vitesse de pointe ?
Mais ce qui est bien amusant c'est que nous sommes à Ambérieu-en-Bugey et les aficionados de ce blog (vous êtes... 4, je crois...) se souviennent sans doute de sa piscine Tournesol !
Je vous propose une nouvelle carte postale qui nous la montre avec toutes les autres beautés d'Ambérieu qui en plus d'un avion restaurant avait donc une piscine soucoupe volante !





Qui pourra nous dire ce qu'est cette autre belle construction ?